Home Essais DS Essai DS7 Crossback 225 ch
Un SUV premium à la française
Par Philippe Lacroix
Le 31 mai 2018
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LDS complète la gamme de sa nouvelle DS7 Crossback en donnant naissance à la version essence 225 ch, avec la volonté d'afficher davantage son SUV dans la catégorie premium, l'élégance française en plus. Son tarif démarre à partir de 41.400 €.

ds7--crossback-2Jusqu'à présent, les DS étaient nées Citroën, à commencer par la fameuse 19 apparue en 1955, suivie des 21 et 23, tandis qu'en 2009 la marque aux chevrons créait sa division DS pour offrir une gamme plus « classe » à partir des C3, C4 et C5 aux prénoms plus prestigieux de DS3, DS4 et DS5. Compte tenu d'un démarrage très satisfaisant, PSA décidait carrément de faire de DS une marque à part entière en 2015 pour marquer une différence plus nette avec Citroën auprès du public français et étranger, en donnant aussi plus d'autonomie à ses ingénieurs et stylistes. Pour autant, la transition a été difficile et la suppression du double chevron sur les calandres n'a pas été bien vécue sur le plan commercial. Mais 2018 devrait relancer DS avec la DS7 Crossback, un SUV qui représente réellement le premier véhicule de la nouvelle marque de PSA, symbole du « chic » français, d'autant qu'une version essence 225 ch vient épauler le 180 ch et les Diesel 130 et 180 ch.

Le soin des détails

ds7--crossback-3Les marques dites « premium » se singularisent par leurs technologies, leurs équipements mais essentiellement par une qualité de finition irréprochable, forcément assujétis à des tarifs élévés, mais souvent avec un aspect classique et parfois austère. C'est notamment sur ce dernier point que DS veut montrer sa différence en offrant une ambiance plus jeune et plus novatrice, tout en recherchant le soin du détail et du bon goût, sur le style de sa robe comme de son habitacle. Ainsi, sa calandre noire à effet diamant est parfaitement sculptée pour mettre en relief les optiques qui l'entourent, l'ensemble souligné d'une fine lamelle chromée. Les longs feux arrière bénéficient du même traitement avec une signature lumineuse rouge en forme de tresse. Aussi, avec des proportions bien équilibrées et une haute stature, la DS7 Crossback ne manque pas d'élégance.

Priorité au style dans l'habitacle

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À l'intérieur, le poste de pilotage étonne par son style novateur avec une grande tablette tactile surplombant la console centrale et commandant la climatisation avant bi-zone et arrière, le système audio et la navigation. Cela évite la profusion de boutons sur la planche de bord mais implique une manipulation supplémentaire pour simplement régler la température. La large console centrale est aussi spectaculaire avec de part et d'autre de la commande de boîte automatique les basculeurs des quatre vitres, du frein à main électrique et des modes de conduite. Si ces commandes chromées biseautées sont du plus bel effet, concernant les vitres, elles seraient préférables sur la porte du conducteur. De même, le réglage des rétroviseurs derrière le volant est peu pratique. Mais ce manque de fonctionnalité n'empêche pas une bonne qualité de finition, à l'image d'un habillage cuir que l'on retouve sur les poignées de maintien au plafond.

Un tempérament à la carte

ds7--crossback-5En s'installant derrière le volant multifonctions, qui permet de choisir la vision du tableau de bord, soit la carte routière, ou la vitesse en numérique ou le compte-tours linéaire peu efficace, ou encore la vision infrarouge de nuit, on découvre le bouton de mise en marche au dessus de la tablette, entre les deux aérateurs centraux et sous une horloge rectangulaire au graphisme surprenant pour en faire un objet d'art. Au démarrage, la DS7 Crossback évolue en mode « Normal »...avec l'alerte de maintien de ligne et le stop-start, deux systèmes difficiles à débrancher, pour ceux qui n'aiment pas, à cause de boutons cachés derrière le volant. En ville, pour passer les ralentisseurs, ou sur routes dégradées, l'intérêt est de choisir le mode « Confort » pour un vrai gain en douceur, tandis qu'en temps normal le mode « Sport » est conseillé pour gagner en efficacité dans les trajectoires et une meilleure réponse de la boîte de vitesse automatique.

225 ch et 300 Nm bienvenus

ds7--crossback-6La boîte japonaise Aisin EAT avec désormais 8 rapports se montre à son avantage notamment en mode uniquement manuel, enclenché par un bouton sur le levier central, et en utilisant les palettes fixes derrière le volant. Une manière d'exploiter la bonne volonté du nouveau 4 cylindres 1,6 litre turbo essence dont la puissance a été portée à 225 ch. Les montées dans les tours sont franches et linéaires jusqu'à près de 6.000 tr/mn et le moteur se fait alors entendre, volontairement, pour diffuser un petit goût sportif. La réactivité de la boîte est instantanée. En fait le mode « Sport » devrait verrouiller la boîte en manuel, ce qui semblerait logique et comme le fait la concurrence. La consommation demeure raisonnable en oscillant entre 7 et 9 litres selon son humeur et même moins en mode « Eco » grâce à un retour du moteur au ralenti par un désacouplement de la boîte à chaque lever de pied entre 20 et 130 km/h.

Une suspension qui a l'oeil !

ds7--crossback-7La DS7 Crossback offre donc l'avantage d'une conduite moelleuse rappellant les DS d'antan, ou d'une routière de caractère, vive à souhait. Une option Grip Control lui permet aussi d'évoluer aisément sur le sable, la boue ou la neige. En revanche, pas de suspension hydropneumatique, mais des ressorts classiques, épaulés par des amortisseurs pneumatiques pilotés, le haut de gamme pouvant recevoir une caméra lisant la route jusqu'à 20 mètres devant pour anticiper, par exemple, les malformations de la chaussée. À noter que la suspension arrière est confiée, non plus à un essieu de torsion, mais à un système multibras plus efficace et plus filtrant, et offrant la possibilité de loger un des moteurs électriques de la future version hybride rechargeable E-Tense 4x4 de 300 ch, annoncée en 2019.

 

J'ai apprécié

J'ai regretté

 

Le style soigné

L'habitabilité

Le moelleux en mode confort

La suspension en mode sport

L'insonorisation

Le soin du détail

Le moteur essence 225 ch

La réactivité de la boîte EAT8

Le système GripCcontrol

La consommation

 

La planche de bord clinquante

L'accès à la climatisation

Le positionnement des commandes de vitres

Le positionnement de la commandes des rétros

Le bouton de commande manuelle de la boîte

L'accoudoir central arrière peu agréable

L'alerte du changement de voie imposée

La fiche technique de la DS7 Crossback 225 ch

Longueur : 4,57 m

Largeur : 1,89 m

Hauteur : 1,62 m

Empattement : 2,74 m

Coffre : 555 litres à 1.752 litres

Réservoir : 55 litres

Moteur essence 4 cylindres en ligne

Cylindrée : 1.598 cm3

Puissance : 225 ch à 5.500 tr/mn

Couple : 300 Nm de 1.900 à 4.500 tr/mn

Transmission : roues avant

Boîte : EAT8

Poids : 1.420 kg

Vitesse maxi : 234 km/h

Accélération 0 à 100 km/h : 8''2

Émission de CO2 : 137 g/km

Prix de la DS7 Crossback 225 ch essayé : 46.200 €

Malus : 773 €

– Suite au scandale provoqué par Volkswagen, lefilauto a décidé de ne plus publier les consommations et les taux d'émission des gaz polluants des automobiles issus des normes UTAC, considérant que leurs calculs débouchent sur une tromperie aux consommateurs.