Home Essais Volkswagen Essai Volkswagen Amarok
Un pick-up travail et plaisir 
Par Philippe Lacroix
Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisir

Pour être un jour numéro 1 mondial des constructeurs, Volkswagen se doit d'être présent sur tous les créneaux. Et celui des pick-up n'est pas négligeable. Alors voilà l'Amarok, un véhicule aussi solide que confortable et prêt à rendre tous les services à une famille campagnarde. A partir de 26.480 €.

Agadir – Bien que Volkwagen ait commercialisé pendant quelques temps le Taro, un petit pick-up simple cabine sur base de Golf et produit en collaboration avec Toyota, on peut considérer que l'Amarok est le premier pick-up VW puisqu'il a bénéficié d'une conception spécifique. Long de 5,25 m et disposant d'une double cabine pouvant accueillir confortablement 5 passagers, il se positionne comme un concurrent sérieux au Mitsubishi L200 en se prétendant le pick-up utilitaire le plus moderne du marché par ses solutions techniques, sans pour autant abuser de systèmes électroniques couteux et... malicieux. Mais surtout l'Amarok se présente sous différentes versions techniques pour convenir à différents types de besoin. Parfaitement polyvalent, il s'adresse donc à une clientèle très vaste. Mondialement très vaste avec l'ambition de s'imposer sur les cinq continents.

 

Un look sympa et musclé

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisirL'avantage de la formule pick-up, c'est son style immuable constitué d'une cabine et d'une benne, et les designers ont essentiellement à se soucier de la face avant. Comme il s'agit d'un utilitaire, leurs tâches est d'abord d'imaginer une carrosserie fonctionnelle susceptible d'encaisser de petits chocs sans trop de dommages et de réparations coûteuses. Autrement dit, l'originalité n'est pas au programme, ce qui n'empêche pas de soigner son allure générale. Et l'Amarok présente ainsi un look plutôt sympa avec une calandre longitudinale encadrée par de larges blocs optiques pour rappeler l'ADN VW du moment et des passages de roues proéminents pour donner du muscle à l'ensemble et un sentiment de robustesse.

A l'arrière, c'est le logo VW très prononcé que l'on remarque, logé dans la surface plane du panneau arrière encadré par de larges feux verticaux revenant sur les ailes.

 

Un habitacle particulièrement généreux

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisirLarge de 1,94 m, l'Amarok offre un habitacle particulièrement généreux et notamment aux places arrière où les passagers ont tout loisir d'étendre leur jambe. La garde au toit est aussi importante et l'espace proposé permet de se sentir à l'aise. La planche de bord s'apparente à ce que l'on trouve sur une berline du groupe VW, sans fioriture mais impeccablement ajustée dans un plastique de bonne qualité, des compteurs bien lisibles et une instrumentation à bonne portée de mains.

Trois finitions sont au catalogue, mais dès la version de base, l'Amarok comprend les sièges avant réglables en hauteur, la banquette rabattable asymétriquement, l'éclairage de la surface de chargement, les vitres électriques comme le verrouillage des portières et le réglage des rétroviseurs, le régulateur de vitesse et l'ordinateur de bord. Toutefois, il faut aller sur le 2ème niveau pour bénéficier d'un système audio, de la climatisation, d'un radar de recul, des antibrouillards et de jantes en alliage.

 

Une grande capacité de transport

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisir

La benne de l'Amarok double cabine dispose des plus grandes dimensions de sa catégorie. Elle mesure 1,55 m de long et 1,62 m de large, d'où une surface au sol généreuse de 2,52 mètres carrés. Mais surtout, la voie de 1,22 m entre les passages de roue permet pour la première fois à un pick-up de taille moyenne de charger des europalettes transversalement. Cette performance a été rendue possible grâce à une suspension constituée de ressorts à lames (3 en série ou 5 en option), peu encombrante et permettant une charge importante allant jusqu'à 1.160 kg. Avec une hauteur de la surface de chargement de 78 cm, il est possible de transporter des équipements de sport tels que des quads ou de grands outils de travail. Quatre œillets d'arrimage disposés dans les coins sécurisent le chargement. Le panneau arrière ouvert peut également supporter une charge de 150 kg et l'Amarok peut remorquer jusqu'à 2,8 tonnes.

 

Des moteurs puissants et économes

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisirSous son capot, l'Amarok reçoit un 2 litres turbodiesel, doté de l'injection à rampe commune accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports, donnant le choix entre deux puissances, 163 ch et 122 ch avec respectivement des couples de 400 Nm et 340 Nm et une consommation théorique de 7,6 pour un niveau record d'émissions, 200 g/km de CO2 et d'autonomie, supérieure à 1.000 km. Des chiffres réalisés cependant avec un Amarok disposant d'une simple transmission aux roues arrière destinée aux clients qui n'ont pas à mettre les roues sur des terrains difficiles. Mais l'Amarok s'adresse surtout aux campagnards ou montagnards artisans baroudeurs qui ont besoin de 4 roues motrices pour s'aventurer sur des surfaces délicates, glissantes, escarpées ou défoncées.


Un véritable franchisseur

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisirVW propose alors soit une transmission intégrale permanente (4Motion), comme en dispose la Golf par exemple, avec un différentiel Torsen qui répartit les forces motrices selon un rapport de 40/60 entre l'essieu avant et l'essieu arrière (un rapport qui peut aller jusqu'à 80% sur l'arrière et 60% sur l'avant en fonction du patinage des roues), soit une transmission intégrale enclenchable tout en roulant, équipée d'une boîte de transfert à crabots. Une activation au moyen d'un bouton assure une répartition fixe entre les essieux. Et pour les cas de figure les plus difficiles, il existe un réducteur tout terrain 4X4 Low. Ce dernier permet d'aborder aisément des passages hors piste compliqués et de monter à pleine charge des pentes à 45 degrés. Avec l'aide de l'électronique, l'Amarok se gère alors tout seul sans que le conducteur touche les pédales. Dans les rails de sable mou, il parvient de la même manière à évoluer à très basse vitesse sans aucune intervention. Difficile de se planter, c'est tout à fait génial.

 

Sûr et à l'aise sur la route

Essai Volkswagen Amarok : un pick-up travail et plaisirSur le bitume, l'Amarok se montre tout aussi à l'aise et se comporte pratiquement comme une grosse berline classique, bien que son poids frise les 1.900 kg. La vitesse de pointe dépasse les 160 km/h sans effort d'autant que les rapports de boîte sont bien étagés. Le confort est assez étonnant pour un pick-up avec une insonorisation bien maîtrisée. La direction demeure précise, comme le passage des rapports et le freinage est à la hauteur de ce qui peut lui être demandé.

De nombreuses fonctionnalités garantissent de plus une sécurité active élevée comme le correcteur électronique de trajectoire, le blocage électronique de différentiel et l'assistant à la montée et à la descente qui s'enclenche automatiquement en dessous de 30 km/h; plus besoin de freiner ni d'accélérer, si la fonction « Off Road » est activée. Pour la sécurité passive, on note des airbags frontaux conducteur et passager mais également des airbags latéraux tête/thorax à l'avant, chose rare dans ce segment.

Voir l'essai vidéo du Volkswagen Amarok