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Nouveau visage sous un même toit 
Par Philippe Lacroix
Volkswagen Eos série 2 : nouveau visage sous un même toit

L'Eos reçoit à son tour le nouvel ADN de Volkswagen, comme le reste de la gamme. Autrement dit, la voilà avec la nouvelle calandre horizontale, des moteurs toujours plus propres et des consommations minimales. Prix de base : 26.990 €.

Marbella – L'Eos est remis au goût du jour en reprenant les nouveaux codes esthétiques de Volkswagen, ce qui se traduit par des lignes horizontales simplifiées et des phares reliés par la grille de calandre composée de trois lamelles noir brillant ornées d'un fin liseré chromé. Les phares sont disponibles en halogène ou en bi-xénon et sur ces derniers, les feux diurnes sont composés de 14 LED. En revanche, l'assistant de gestion des feux de route est proposé pour les deux types de phares. Une fois activé, il s'adapte à la circulation rencontrée et alterne automatiquement feux de route et feux de croisement. Enfin, les phares antibrouillard intègrent désormais de série l'éclairage directionnel.

De profil, l'Eos se distingue par sa nouvelle gamme de jantes en alliage léger de 16 à 18 pouces, tandis que l'arrière reçoit des nouvelles optiques LED en deux parties et un bouclier redessiné en écho au bouclier avant.

 

163 ch + 37 ch

Volkswagen Eos série 2 : nouveau visage sous un même toitLe cœur de la nouveauté tient bien évidemment dans son mode de transmission. Le 3008 Hybrid4 est le premier véhicule hybride diesel au monde. Peugeot a voulu combiner son savoir-faire en matière de motorisations diesel avec la technologie électrique. Officiellement, le 3008 Hybrid4 développe 200 ch en ajoutant les 163 ch du 2,0 L HDi FAP et les 37 ch du moteur électrique synchrone à aimants permanents. De même qu'on donne toujours la puissance maximale d'un moteur thermique alors qu'elle n'est atteinte qu'à un régime particulier, il s'agit ici d'une addition un peu rapide ne devant pas occulter la réalité.

Si ce crossover peut effectivement utiliser ses deux motorisations simultanément en mode quatre roues motrices, on se retrouvera toutefois beaucoup plus souvent en traction simple grâce au diesel ou en propulsion avec l'électrique. Ce dernier produit 27 ch en continu et ne monte à 37 ch que ponctuellement.

 

Un habitacle plus riche

Volkswagen Eos série 2 : nouveau visage sous un même toitL'intérieur de l'Eos présente de nouveaux éléments décoratifs en chrome mat sur le tableau de bord et dans les habillages de porte. Le pack ambiance reste disponible avec des applications en bois précieux « Ronce de noyer » ou « Veinure de peuplier ».

Les sièges sport s'enrichissent de nouveaux tissus de série (motif « Wave ») alors que le nouveau cuir « Nappa » chauffe beaucoup moins qu'un cuir classique. En effet, il réfléchit les rayons du soleil, idéal pour un cabriolet.

Au plan technique, l'Eos 2011 embarque, en fonction des versions, une quantité de nouvelles fonctionnalités comme le système d'aide au stationnement, acoustique et optique par radars situés dans les boucliers avant et arrière et le système de verrouillage/déverrouillage et démarrage sans clé remplacée par une touche disposée à la place de la serrure de contact. Avec ce dernier, le toit peut désormais être ouvert et fermé par télécommande.

 

Toit ouvrant en verre et rétractable

Volkswagen Eos série 2 : nouveau visage sous un même toit

Le toit du coupé-cabriolet témoigne de l'aboutissement technique de l'Eos et fait la fierté de VW. Composé de cinq parties, il intègre un toit coulissant panoramique en verre, très agréable surtout en hiver ou par mauvais temps pour disposer de plus de lumière dans l'habitacle. Et, en 25 secondes, il se découvre par une simple pression sur un basculeur et met autant de temps pour se refermer. Évidemment, le volume du coffre, qui comporte une roue de secours galette, passe alors de 380 à 205 litres. Dommage que cette cinématique ne se développe qu'à l'arrêt complet. Attention cependant au basculement du couvercle qui vient dépasser de 32 cm l'arrière de la voiture. Des capteurs intégrés dans le pare-chocs, de série sauf hélas sur le modèle d'entrée de gamme, scannent l'espace derrière le véhicule avant même le début de l'activation du toit, afin de détecter d'éventuels obstacles.

En revanche, il n'est requis qu'une faible hauteur pour l'ouverture et la fermeture de ce toit et donc l'Eos peut se convertir sans aucun problème même dans des garages bas.

 

3 moteurs 4 cylindres économes et puissants


Le nouvel Eos est proposé en France avec 2 moteurs essence turbo à injection directe (TSI) et un turbodiesel à injection directe (TDI). Pour les TSI, il s'agit d'un 1,4 litre de 122 ch et d'un 2 litres de 210 ch (le seul à écoper d'un malus écolo) accouplés à une boîte mécanique à 6 rapports. Le 2 litres pouvant recevoir une boîte automatique DSG6.

Pour le TDI, l'Eos reçoit un 2 litres de 140 ch accouplé à une boîte mécanique ou à une boîte automatique à double embrayage toutes les deux à 6 rapports. Intégrant le système Stop-Start et la récupération d'énergie, comme le petit TSI, la consommation moyenne et administrative tombe à 4,8 l/100 km. Assez impressionnant pour un cabriolet qui pèse tout de même à vide 1.500 kg.

Toutefois, sur la route, pour rouler sereinement et en oubliant des 5ème et 6ème rapports bien longs, on peut tabler davantage sur 6 litres, ce qui est déjà remarquable.

On ne va pas s'attarder sur les performances de l'Eos qui font toutes 200 km/h et plus, car ce n'est pas la philosophie d'un cabriolet, mais plutôt évoquer un bon comportement routier, la rigidité de sa caisse et son silence de fonctionnement.

Quant à son prix, il évolue de 26.990 € à 38.420 €. Ce n'est pas donné, mais la qualité se paye, la notoriété aussi... et il est toujours possible d'en discuter avec son concessionnaire.