Home Actualités Peugeot 1007, cette chère disparue !
Le 13 novembre 2012

Au moment de la présentation de la petite Opel Adam, une citadine branchée et pas spécialement bas de gamme pour séduire une population aisée, comme ont su le faire Mini et Fiat 500 aux notoriétés incontestables, il est surprenant de constater que les constructeurs français sont absents de ce créneau peu fourni, mais très en vogue et rentable. Depuis la fin prématurée de la Peugeot 1007 ! Par Philippe Lacroix

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Le segment des petites citadines, de 3,70 m et moins, est vaste. C'est celui où se trouve les voitures affichant des prix d'appel souvent largement inférieurs à 10.000 €. En fait, il s'agit d'outils qui rendent service sur des petits parcours. Mais la voiture étant aussi un objet permettant de montrer sa personnalité ou étaler sa classe sociale, le prix n'est pas une barrière pour ceux qui en ont les moyens. Et ces derniers sont nombreux. BMW en redonnant vie à la Mini et Fiat faisant de même avec la 500 ont effectivement démontré qu'il y avait un gros potentiel de clients (et clientes) prêts à investir davantage.

En 2005, Peugeot a tenté l'aventure en donnant naissance à la 1007, attrayante et innovante. Son style cubique, avec un court capot avant plongeant, promettait une bonne habitabilité, tandis que ses deux grandes portes coulissantes lui offraient une véritable originalité. Ouverture et fermeture électriques à distance et facilité d'accès aux deux places arrière, c'était le grand chic pour monter dans l'habitacle. De plus, les sièges arrière coulissants (ce qui n'est pas le cas de Mini et 500) permettaient de donner une bonne place aux jambes des passagers, au détriment d'un coffre pas forcément utilisé à son maximum. Il faut ajouter également au bénéfice de la 1007 un châssis remarquable, une tenue de route irréprochable et un excellent confort acoustique.

Elle a payé le prix de son originalité !

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Elle avait donc tout pour réussir, sauf un prix d'appel aguichant. La faute au coût de la technologie des portes coulissantes qui l'empêchait de lutter avec la concurrence sur les tarifs dans le bas de gamme. Et si son départ dans la vie a été un succès honorable, la vente des 1007 s'est doucement étiolée et Peugeot n'a pas su trouver les arguments pour imposer un concept qui n'a toujours pas son égal à l'heure actuelle. D'où son abandon en 2009. Il est clair que les services promotionnels et marketing se sont montrés moins à la hauteur que les qualités de la 1007, même si les composants électriques du système de ses portes coulissantes ont dû être améliorés et changés en garantie (ou pas) en début de carrière.

Encore aujourd'hui, avec son air bourgeoise-aristocrate, sa palette de couleurs et ses aménagements, la Peugeot 1007 aurait sa place. Au prix logique qui était le sien, tout à fait concurrentiel. Un vrai gâchis. Dommage !