Home Actualités Mitsubishi : le baiser de judas !
Le 29 octobre 2012

Un billet malveillant dans un journal de province, repris sans discernement par quelques journalistes ne vérifiant pas l'authenticité de déclarations détournées de leurs sens, a provoqué la démission, 48 heures plus tard, d'un responsable du monde de l'automobile. Ainsi, Jean-Claude Debard, président de Mitsubishi France, à renoncé à ses fonctions. Lors du cocktail précédant la conférence de presse d'une nouvelle voiture, le journaliste en question était venu faire la bise à ce dernier en guise de salut. Baiser prémonitoire. J'y étais. Philippe Lacroix.

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Étant présent lors de la fameuse conférence de presse du 23 octobre de Jean-Claude Debard au Cap d'Antibes, à l'occasion de la sortie du nouveau Mitsubishi Outlander, et de l'apéritif qui l'a précédé, j'affirme que les propos attribués à celui-ci ont été dénaturés et n'attaquaient pas directement Arnaud Montebourg, mais les mesures que le Ministre du redressement productif a l'intention de mettre en place.

Les attaques en règle de ces mesures ont démarré lors du cocktail et dans la bonne humeur, avec l'assentiment des journalistes. Elles concernaient d'abord les sorties intempestives de Montebourg sur les voitures coréennes et Hyundai en particulier, dont Debard a été le grand promoteur dans l'hexagone. Encouragé par son auditoire totalement en accord avec son analyse, le patron de Mitsubishi France a poursuivi son discours lors de la conférence de presse, sans langue de bois selon son habitude. Et sans fioriture à la grande satisfaction des journalistes qui depuis plus d'une décennie ne veulent surtout pas rater sa prestation.

Il y a donc largement de quoi déformer ses propos en extrayant certaines de ses paroles de leur contexte, pour une personne malveillante et inconsciente à l'affût d'un papier délirant dans le but de se faire remarquer.

Dans cette affaire, il est étonnant que les différentes instances officielles, telles le CCFA et Mitsubishi Europe se soient un peu vite précipitées pour condamner Jean-Claude Debard, alors que le nom du signataire du billet qui a provoqué ce bazar aurait pu les alerter et leur faire prendre des précautions avant de réagir.

Car le rédacteur marseillais est connu pour sa grossièreté et ses dérapages incontrôlés.

Il est temps de créer un ordre des journalistes, comme l'ont fait remarquer certains confrères commentant le triste épilogue de la démission de Jean-Claude Debard.