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Le 25 avril 2017

40 Millions d'automobilistes a interrogé les 11 prétendants à la Présidence de la République française sur les problèmes de l'automobile et des automobilistes. Voici une partie des réponses de Gilbert Collard, porte-parole de Marine Le Pen, sur quelques unes des questions importantes.

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L'État a aujourd'hui en regard très négatif sur l'automobile, et pourtant la voiture fait bel et bien parte de notre quotidien et occupe une place prépondérante. À l'heure où les automobilistes se semblent attaqués, ignorés par nos gouvernants, êtes-vous prêt, comme David Cameron lors des élections législatives en 2009 au Royaume-Uni, à déclarer « la fin de la guerre contre les automobilistes » ?

- Oui ! Du reste, Marine Le Pen a tenu une conférence de presse dans laquelle elle a expliqué son programme à l'endroit même où le premier radar avait été installé par Nicolas Sarkozy. Elle a donc pris un lieu très symbolique pour dire la réalité de notre programme sur la vie des automobilistes. Le premier signe, c'est que nous allons, si nous arrivons au pouvoir, ce que je crois, supprimer le permis à points, qui est un véritable fléau.

Taxes :

Vous avez sûrement remarqué que le prix du carburant pèse lourd dans le budget de l'automobiliste et l'augmentation chaque année est supérieure à l'inflation. Que comptez-vous notamment sur cette fiscalité des carburants ? Peut s'attendre à une baisse de la TICPE, cette taxe de l'État qui pèse sur l'automobiliste ?

- Oui, absolument. Je ne comprends pas pourquoi l'automobiliste devrait payer des taxes sur un produit qui, s'il n'était pas ainsi grever, coûterait moins cher. Donc on fera peser ce coût sur les entreprises qui font des bénéfices colossaux. C'est encore un moyen de piquer du fric à l'automobiliste. C'est absolument inacceptable. On a qu'à faire porter le poids sur les gens qui s'enrichissent, sur les firmes qui se gavent. Ce sera une manière aussi de libérer le pouvoir d'achat.

Diesel :

Le diesel représente environ 65 % du parc automobile français aujourd'hui. Quelle est votre positon sur le sujet des mesures et de l'augmentation de la fiscalité qui pèsent sur le diesel ? Que répondez-vous à ces automobilistes que l'on fait passer pour des pollueurs, voire pour des meurtriers ?

- On a tout fait pour qu'on achète des véhicules fonctionnant au diesel et aujourd'hui, on nous dit que ces véhicules, qu'on nous a quasiment incité par une propagande à acheter, sont des infâmes pollueurs. Ce n'est pas acceptable. On ne peut pas, à un moment donné, inciter les gens à acheter des véhicules qui fonctionnent au diesel et après leur dire « attention, ce que vous faites n'est pas bien, vous polluez ! ». Donc là aussi, il faut absolument réparer les conséquences d'une incitation d'État qui a poussé des gens de bonne foi à acheter des véhicules diesel.

Permis de conduire :

Au Front national, vous dites « on annule le permis à points ». Pourquoi ?

- On annule le permis à points d'abord parce qu'il est injuste, en ce sens que selon qu'on est un conducteur ordinaire ou un conducteur professionnel – je pense aux chauffeurs de taxi, aux conducteurs de poids-lourds – l'usage du permis n'est pas le même. Ensuite, on se rend bien compte que le permis à points a pour conséquences maintenant – et tous les gendarmes de terrain le disent – de créer une foule d'hommes et de femmes qui n'ont plus de permis et qui conduisent sans permis, sans assurance, et qui parfois – et on a vu le nombre de délits de fuite augmenter, parce qu'on se livre à un délit de fuite pour ne pas se faire choper – et le fait que l'on ait de plus en plus de gens qui conduisent sans permis parce que le permis à points – qui du reste qui fonctionne en plus de façon tout à fait injuste – on voit le fond de garante automobile intervenir de plus en plus, ce qui a une répercussion sur l'intervention dans le financement des assurances qui répercutent tout cela sur les primes. On est là encore grugé. Quand vous pensez qu'on peut perdre des points parce que la vitesse est à 70 km/h et qu'on est à 75 ou 80, c'est complètement aberrant. C'est un système de racket qui a été mis en place. Les radars rapportent 630 millions d'euros.

Privatisation des radars :

Marine Le Pen élue peut-elle s'engager à revenir sur la privatisation des radars mobiles ?

- Oui, pour une raison qui va vous paraître logique avec l'ensemble de notre programme : tout ce qui est d'autorité est d'État. Par exemple, je trouve scandaleux que le RSI, que nous modifierons complètement avec une amnistie pour les dettes existantes aujourd'hui, délègue ces missions à des officines du privé. Donc nous sommes très clair là-dessus : l'imperium d'État, c'est l'État.

Amnistie :

Concrètement, quand mettriez-vous ces mesures en œuvre ?

- Mais tout de suite ! On est dans une situation où toutes sortes de catégories sont ciblées pour abonder l'impôt sous un déguisement : les radars, le permis à points... Alors qu'on sait bien maintenant – il faut être objectif – que si ces mesures ont eu un effet dans un premier temps, aujourd'hui elles ont des effets négatifs. C'est un impôt déguisé. D'autre part, Marine Le Pen considère que l'amnistie qui peut profiter à des délinquants doit profiter aussi à des automobilistes qui ont été frappés de contraventions.