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Le 25 avril 2017

40 Millions d'automobilistes a interrogé les 11 prétendants à la Présidence de la République française sur les problèmes de l'automobile et des automobilistes. Voici une partie des réponses D'Emmanuelle Macron sur quelques unes des questions importantes.

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À l'heure où les automobilistes se sentent attaqués et ignorés par les gouvernants, êtes-vous prêt, comme David Cameron lors des élections législatives de 2009, à déclarer « la fin de la guerre contre les automobilistes » ?

- L'automobile occupe une place centrale dans notre société, en tant qu'outil de mobilité, mais aussi d'émancipation et de passion. Toutefois, le monde de l'automobile traverse une mutation sans précédent. L'usage prime chaque jour un peu plus sur la propriété, et l'impératif écologique transforme l'ensemble de la filière, amont et aval. Loin de déclarer la guerre aux automobilistes, nous souhaitons accompagner cette transition.

Diesel :

Le diesel représente 65% du parc automobile français. Certains politique veulent l'interdire d'ici 2020. La politique à pris le pas sur le discours scientifique. Quelle est votre position sur ce sujet ? Que répondez-vous aux 65% d'automobilistes roulant au diesel ?

- Nous ne souhaitons interdire aucune technologie qui respectent les exigences de sécurité et environnementales. Le choix du véhicule doit rester à l'initiative du consommateur. Toutefois, la fiscalité n'a pas vocation à privilégier un carburant plutôt qu'un autre. C'est pourquoi nous souhaitons aligner les fiscalités du diesel et de l'essence. La fiscalité qui lui est appliquée (TICPE) sera donc alignée sur celle de l'essence d'ici la fin du quinquennat.

Sécurité routière :

Que pensez-vous de la multiplication des radars sur nos routes ? Sachant que la France est le seul pays d'Europe à retirer des points et punir d'une amende les petits excès de vitesse entre 0 et 10 km/h, seriez-vous favorable à la mise en place d'une réelle marge de tolérance sur les relevés de vitesse ?

- Il est nécessaire de poursuivre le déploiement de nouveaux radars avec de nouvelles fonctionnalités, afin de garantir le respect des limitations de vitesse et de lutter avec sévérité contre les infractions à l'origine du plus grand nombre de victimes (téléphone et alcool au volant notamment) L'importance des enjeux de sécurité et de santé publique nous interdit de baisser la garde. Néanmoins, cette vigilance nécessaire doit s'exercer avec pertinence. Ses objectifs ne doivent pas être détournés et ses recettes financières doivent continuer à bénéficier aux actions de sécurité routière, nous y veillerons.

Privatisation des radars :

Le ministre de l'Intérieur souhaite externaliser les radars mobiles embarqués en les confiant à des sociétés privées. Quelle est votre position sur cette mesure rejetée par l'écrasante majorité des Français ?

- Pas de réponse

Permis de conduire :

Êtes vous favorable à la suppression de l'amende et/ou du retrait de point pour les excès de vitesse inférieurs à 10 km/h ?

- Au-delà d'une marge de tolérance technique, les sanctions doivent exister pour s'assurer du caractère dissuasif de la règlementation en vigueur. spécifiquement dédiés aux transports et aux équipements collectifs locaux.